Restauration des rivières

Rendre aux cours d’eau leur caractère naturel

En raison des aménagements dont ils ont fait l’objet, les cours d’eau du Territoire de Belfort ont subi de fortes dégradations qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur notre sécurité (crues et inondations), notre alimentation en eau potable (nappes alluviales) et notre environnement (qualité des milieux). C’est pourquoi le Département a entrepris avec le soutien de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse de reconstituer, là où cela est encore possible, les conditions de leur équilibre naturel. 

En 2014, l’Allaine fera l’objet d’une restauration de sa morphologie
En 2014, l’Allaine fera l’objet d’une restauration de sa morphologie
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En 2014, l’Allaine fera l’objet d’une restauration de sa morphologie

L’évaluation de l’état des cours d’eau

Au fil des siècles, de nombreuses rivières ont été modifiées pour répondre aux besoins de l’homme. Certaines ont été déplacées pour permettre le développement urbain, rectifiées pour faciliter l’exploitation agricole, dérivées pour utiliser leur force, recalibrées pour évacuer plus vite les crues… Aussi, une grande partie des cours d’eau ont perdu, pour tout ou partie, ce qui constitue leur caractère naturel et donc leur qualité. Afin d’évaluer l’état écologique des cours d’eau du Territoire de Belfort, le Département a lancé une démarche pluriannuelle d’évaluation de la qualité des milieux aquatiques. 

La reconstitution de leur équilibre naturel

L’opération consiste à redonner au cours d’eau une morphologie (c'est-à-dire une forme, celle de son tracé, de ses berges ou encore de son fond) proche de celle que le cours d’eau aurait eu sans intervention humaine. Le cours d’eau retrouve alors des alternances de zones profondes et peu profondes, des écoulements lents et rapides, des fonds constitués de sable, graviers et blocs. Le tout permettant d’abriter la faune et la flore et d’améliorer la qualité de l’eau.

L’Allaine

En 300 ans, l’Allaine a perdu près de 15% de son linéaire et a été intégralement artificialisée, la transformant en simple chenal. C’est le cas notamment dans la traversée de Delle. Aussi, pour en améliorer la qualité écologique, le Département s’est engagé, dans le cadre du Contrat de rivière Allaine, à restaurer sa morphologie dans le courant de l’année 2014. L’opération prévoit :

  • la diversification du lit du cours d’eau
  • la dynamisation des écoulements
  • le rétablissement de la libre circulation des poissons et des sédiments

Le tout sans aggraver la situation sur le plan des inondations dans les zones habitées.

Ces travaux ont fait l’objet d’une enquête publique en début d'année. Les documents sont consultables en ligne.

En savoir plus sur le projet de restauration des rivières Allaine et Vendeline.

La Vendeline

La Vendeline a été déplacée dans le lit d’un canal rectiligne, trop large et trop profond pour elle. Le Département s’est également engagé, dans le cadre du Contrat de rivière Allaine, à restaurer sa morphologie dans le courant de l’année 2014. Les travaux, qui se dérouleront au niveau de la commune de Réchésy, porteront sur les mêmes aspects que pour l’Allaine (lire ci-dessus). Ces travaux ont fait l’objet d’une enquête publique en début d'année. Les documents sont consultables en ligne.

En savoir plus sur le projet de restauration des rivières Allaine et Vendeline.

La Savoureuse

La majeure partie de l'opération de restauration de la Savoureuse a été effectuée en 2000-2001. Elle avait pour but de réaliser des confortements destinés à prévenir de nouvelles dégradations notamment sur des seuils, de permettre leur franchissement par la faune piscicole, de restaurer la végétation des berges et de lutter contre la Renouée du Japon, plante invasive. Cette opération comprenait également la création de plusieurs bassins de rétention et de petits ouvrages de protection contre l'inondation à certains endroits. Elle visait notamment à inonder des zones naturellement non inondables pour compenser la disparition de zones inondables urbanisées.

La Madeleine

Des travaux de restauration morphologique ont également été menés sur la Madeleine en 2000-2001. L’opération a consisté à réaliser des confortements destinés à prévenir de nouvelles dégradations, à restaurer la végétation de berge ainsi qu’à lutter contre la Renouée du Japon, plante invasive.

Le cadre d’intervention du Département

La totalité des rivières du département sont des propriétés privées. La collectivité, pour y réaliser des interventions, dispose de deux moyens :

  • acheter des parcelles bordées par la rivière, ce qui donne un droit de propriété sur la rivière elle-même ;
  • obtenir du Préfet un arrêté de Déclaration d'intérêt général (DIG) portant sur un certain nombre de sites prédéterminés. Il confère au Département l'autorisation d'accéder aux propriétés privées et de réaliser des dépenses publiques sur le domaine privé. Aucune intervention n'est possible en dehors des sites préétablis, lesquels sont sélectionnés en fonction de l'importance qu'ils ont au regard de l'intérêt général.

Le Département ne réalise donc, et ne peut légalement réaliser, aucune intervention en dehors de ces sites.